Bomal Sur Ourthe

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L'Histoire

L'histoire ou plûtot la préhistoire de Bomal remonte à l'âge de la pierre environ 10.000 ans avant J.C. La Grotte du Coléoptère à Juzaine est classée parmi les sites paléolithique les plus intéressants de Belgique.  Des fouilles entreprises de 1829 à 1833 puis en 1923-1924 et de 1972 à 1978 ont livré un important maté- riel lithique, des harpons en os et en bois de renne ainsi qu'une pendeloque en forme de coléoptère.  Cet objet en ivoire est conservé au Musée de Cinquante- naire à Bruxelles.
Les Romains n'ont apparemment laissé que peu de traces de leur passage dans la région.  Des constructions connues sous le nom de villae sont notam- ment attestées à Bomal et à Juzaine.  La présence de tegulae et de fragments de céramique en terre sigilée découverts récemment au cours de fouilles près de l'ancien cimetière du Mont Saint-Rahy indique l'existence d'un établissement romain à proximité.
Les Francs ont été plus généreux : des sépultures mérovingiennes ont été dé- couvertes au Tombeu de Juzaine et à tombal (ancien lieu-dit) au sommet de la petite côte vers Barvaux.  Un vase de cette époque a également été découvert au Mont Saint-Rahy.
Au Moyen-Age, les choses se compliquent : divisions et subdivisions mériteraient une étude exhaustive qui reste à écrire...   Contentons-nous de quelques repères chronologiques sachant que le territoire qui allait être appelé la "Terre de Durbuy" et constituer l'extrémité nord-ouest de Duché de Luxembourg, se trouvera, au fil des siècles au carrefour de quatre "principautés" : deux laïques, celles de Namur et Luxembourg, et deux ecclésiastiques, celles de Liège et de Stavelot-Malmédy.
 

1109 : Rombaud ou Raimbaud comte de "Mucey" (Mussy-le-Château, en Meurthe et Moselle), fit don de l'alleu de "Bomella" ou "Boumal" à l'abbaye de Saint-Hubert. Le territoire de Bomal fut donc d'abord principalement une possession de l'abbaye qui en vendit une partie puis concéda le reste en vouerie.  Les abbés gardèrent d'ailleurs au cours des siècles une Cour Saint-Hubert (un tribunal) à Bomal-la- Grande et partagèrent pendant très longtemps la collation (le droit de nomination des curés) de l'église avec les seigneurs locaux, ce qui entraîna pas mal de conflits et de procès (des transactions intervinrent notamment en 1377 et 1529).
Bomal-la-Grande formait avec Herbet une seigneurie foncière de la Terre de Durbuy.  Bomal-la-Petite constituait une autre seigneurie foncière dépendant éga- lement du Château de Durbuy, ce avec Juzaine et Saint-Rahy. La paroisse de Bomal englobait donc Herbet et une partie de l'alleu de Boclinville (ce hameau eut une certaine importance de XIè au XIIè siècle mais fut complètement détruit suite à une épidémie de peste au XVIIè siècle).  Une église aurait existé à Boclinville mais l'église paroissiale de Bomal-la-Grande était située à proximité du château sur une éminence.  Elle était de dimension comparable à l'édifice actuel construit en 1766, à l'initiative du curé Debras.
Une autre paroisse existait à Mont Saint-Rahy (Mont Sancti Rainheri) dédiée à St-Denis. Celle-ci disparut entre 1558 et 1615 en fut remplacée par la paroisse de Juzaine qui couvrait également Bomal-la-Petite (la chapelle actuelle date de 1684, elle remplace une église mentionnée en 1497 et 1558 dont on ne sait rien).  Notons que l'église de Mont Saint-Rahy, édifiée au début du XIIè siècle par les moines de Stavelot-Malmédy, devint un lieu de pélerinage important pour ceux qui voulaient obtenir la guérison d'enfants souf- frant de "langueur traînante" (rachitisme, maladies physiques,...).  Jusqu'en 1289 s'y tenait parallélement en octobre, à la St-Denis, une foire réputée qui rassemblait des marchands venus des principautés de Liège et de Stavelot-Malmédy toutes proches, du Duché de Luxembourg bien entendu, mais aussi d'Allemagne, de France, de Flandre (différentes pièces de monnaie découvertes sur le site en attestent).
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1184 : Bulle du Pape Lucius III confirmant les possessions de Saint-Hubert (avec une église à bomal) et accordant divers privilèges.
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1299-1324-1332-1340 : Jean l'Aveugle, roi de Bohême et de Pologne, comte de Lux- embourg, donne ou rend Bomal à ses "varlets" : Waultier et à ses fils, Jean et Colard.

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1362 à 1435 : Les seigneurs de Bomal furent Henri I de Bomal, chevalier, châtelain
de Logne (1362) et prèvôt de Durbuy (1368) puis Henri dit de Gesves (vers 1400), également châtelain de Logne (1403-1412).  Ce dernier mourut à Bomal en 1435.  Il fut enterré dans l'église aujourd'hui disparue.
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1431 : Le premier "dynast
ie" de Bomal apparaît (à Juzaine d'abord, 1431, puis à Petit-
Bomal , 1438, et vraisemblablement à Bomal à la même époque).  Il s'agit de Persan I de Hamal, seigneur de Soy, de Verlaine, de Grand et Petit Bomal, voué d'Ozo, mort en 1445.
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1453 : Bomal sera partagé à l'amiable entre deux de ses trois fils : Persan II de Hamal,
chevalier, Seigneur de Petit-Bomal, Rendeux St-Lambert, voué d'Ozo (mort en 1478) et Henri de Hamal, seigneur de Grande-Bomal, prévôt de Durbuy (1471-1475)

1478 : Bomal-la-Petite est héritée par Isabeau de Hamal, fille de Persan II de Hamal de
Soy.  Celle-ci se marie avec Robert de Boland dit Rolez.  Petit-Bomal passera ensuite aux de Barbanson (XVIè siècle) et aux de Rahier (dont le fameux baron Louis-Claude-Joseph de Rahier, assassin de l'abbé Michel Dubois, curé de Juzaine, le 6 octobre 1766).  Les barons de Pollant et de Diffuy en furent aussi momentanément propriètaires au XVIIè siècle.

1483 : la Grande-Bomal est elle-même partagée en deux : les de Berlaymont seront seig-
neurs d'une partie (Jean de Berlaymont sera également bourgemestre de la cité de Liège en 1523 et en 1527) et l'autre passera successivement aux d'Alsteren, de la Marck, de Presseux, le Jeune, jusqu'à la réunification en 1644, par Jacques de Berlaymont.

Après 1713
, les de Cassel et de Hayme seront les derniers siegneurs jusqu'à la révolution.
Jean-Baptiste de Hayme fut bourgemestre de Liège à plusieurs reprises entre 1762 et 1787 ; c'est lui qui fit construire le château actuel (entre 1774 et 1776). Bomal a donc connu plusieurs châteaux ou maisons seigneuriales : Bomal-la-Grande en avait deux, voisines et situées à proximité du château actuel qui remplace celle des deux (la plus importante) qui subsista après la ruine (faute d'entretien) de l'autre.  Celle-ci fut remplacée par une "grande maison" qui vraisemblablement est devenue la ferme Houard.  Petit-Bomal avait sa maison forte devenue la ferme actuelle.  La "forte-maison" de Froidcourt et par la suite de la famille de Hodister (XVIè siècle) disparue entièrement, se situait sur l'éminence de Hodister (d'ou le nom du quartier), devant la poste actuelle. Après avoir été longtemps l'une des frontières septentrionales du Comté puis de Duché de Luxembourg, Bomal devint, en 1795, avec Juzaine, Izier et Villers la limite méridionale du dépar- tement français de l'Ourthe, canton de Ferrières (Barvaux, Durbuy, Tohogne,... appartenant au département de Sambre et Meuse).  En 1814, les deux départements fusionnent et forment le département de Meuse et Ourthe.  Supprimé en 1815, le 2 octobre, ce nouveau département fut annexé temporairement à la Province de Liège du Royaume des Pays-Bas.
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1818 : un arrêté royal (hollandais) détacha Bomal et quelques autres villages de la Province de
Liège pour les comprendre dans le Grand-Duché.  Juzaine fut comunne indépendante avec son annexe de Bomal-la-Petite jusqu'à sa réunion à Bomal le 2 janvier 1823.  Ozo fut également réuni à Bomal de 1823 à 1826.
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1831 : à l'indépendance de la Belgique, Bomal et la partie occidentale du Grand Duché devinrent
belges.  La commune de Bomal fait partie du canton judiciaire de Durbuy, du canton de milice de Barvaux, repris dans l'arrondissement judiciaire de Marche en Famenne, province de Luxembourg.
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1840 : les quelques villages frontaliers de la nouvelle Province de Luxembourg qui appartenaient
au diocèse de Liège (doyenné d'Ouffet) passèrent au diocèse de Namur (doyenné de Durbuy puis, en 1933, de Barvaux).
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1977 : lors de la fusion des communes, Bomal était composée de Boclinville, Bomal, Juzaine,
Herbet, Petit-Bomal et Saint-Rahy.  Ce qui devait être  le "Grand Barvaux" devint la "Ville de Durbuy". Bomal acceuille, depuis, le bâtiment du Centre Public d'Aide Sociale de la nouvelle entité de douze anciennes communes.
 
Source : "Bomal, à la rencontre du passé"
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